Les robots compagnons : Une révolution domestique

Posté le 03/11/2017 Publié par Tags : , , , ,
Robot compagnon silver économie

À l’ère de la transformation numérique, l’incursion des robots dans la société se fait de plus en plus présente. En Europe, et particulièrement en France, l’émergence de nombreux robots domestiques et de robots compagnons semble incontournable . Que ce soit dans le domaine du marketing, de l’industrie, de la santé ou encore du maintien à domicile, un tournant dans les habitudes de consommation des utilisateurs se dessine.

D’où viennent-ils, que sont-ils, mais aussi quels droits disposent-ils ? Nous allons aborder dans ce premier article la thématique des robots dans sa globalité.

Naissance de la robotique et définition.

C’est en 1920 que le mot robot est apparu pour la première fois. À travers sa pièce de théâtre “Rossum’s Universal Robots“, l’écrivain slovaque Karel Čapek utilise ce terme à partir du mot tchèque “robota“, signifiant “travail, corvée, besogne” établissant dès lors l’utilisation future des robots.

Cependant, les premiers signes d’objets s’apparentants aux robots, tels que nous les connaissons aujourd’hui, parurent en 1738 avec les automates de Jacques Vaucanson. Il avait alors mis en place un dispositif reproduisant des manière autonome une séquence d’action prédéfinies, sans intervention direct de l’homme. Ces robots automates prenaient la forme d’un canard digérateur, d’un joueur de flûte et d’un joueur de tambourin.

Robot automate Le Turc

 

À l’heure où Google développe à nouveau une intelligence artificielle robotique afin de battre quiconque aux jeux de go, il est

amusant de noter que, déjà au 18e siècle, la volonté de rendre la machine plus forte que l’homme dans des jeux existait. Le Turc, cet automate capable de joueur aux échecs, a été créé par le hongrois Von Kempelen en 1769, sans que personne ne soit capable de dire si un homme état caché dedans ou non.

Mais le terme “robotique” a complètement éclos grâce à l’écrivain Isaac Asimov en 1941, et énumère les célèbres 4 lois de la robotique avec l’écrivain de science fiction John Campbell.

 

Ces lois sont :

  • Loi Zéro : Un robot ne peut pas faire de mal à l’humanité, ni, par son inaction, permettre que l’humanité soit blessée.
  • Première Loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger, sauf contradiction avec la Loi Zéro.
  • Deuxième Loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi ou la Loi Zéro.
  • Troisième Loi : Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’entre pas en contradiction avec la Première Loi ou la Deuxième Loi ou la Loi Zéro.

C’est sur ces bases solides de plus de 2 siècles que la robotique a évoluée jusqu’à proposer des systèmes d’assemblages complexes pilotés par une unité centrale à travers des programmes ou encore intelligences artificielles.

Quels sont les robots d’aujourd’hui ?

En 1961, Unimate a été le premier robot industriel utilisé dans la chaine d’assemblage de Général Motors afin d’augmenter la productivité. Les robots sont aujourd’hui essentiellement présents au niveau du secteurs industriel.  La robotique est de plus en plus utilisée pour automatiser les tâches répétitives, mais aussi les tâches qui peuvent ‘avérer à la fois minutieuses et complexes. Dans l’industrie, depuis la création d’Unimate, plus de 3,5 millions de robots sont en circulation dans le monde afin de faciliter le travail des ouvriers. Ils sont généralement programmés afin d’intervenir dans des milieux à risques ou encore porter de lourdes charges.

Dans le secteur de la santé, la robotique prend également de plus en plus de place. Notamment au niveau de la chirurgie, le robot Da Vinci permet de réaliser des opérations chirurgicales très précises et de manière moins traumatisante pour le patient. Le cas de la robotique moderne est donc de plus en plus important. Chez les particuliers aussi cette tendance devient prédominante avec l’apparition de robots domestiques. Ces derniers ont d’abord pris la forme de robots cuisiniers puis de robots ménagers comme les robots aspirateurs ou les robots tondeuses. Mais cette démocratisation de la robotique permet de voir émerger de nouveaux types de robots domestiques permettant de faciliter le quotidien des personnes, de veiller sur son domicile ou encore de faciliter le maintien à domicile. Cette nouvelle génération robotique est cristallisée par des robots compagnons tel que Cutii.

Cutii robot compagnon pour personne âgée silver économie

L’évolution de la robotique globalisée dans tout les secteurs de la société pose la question d’un contrôle et éventuellement d’une législation des robots.

Quelle législation pour les robots ?

Selon Asimov, “un robot n’est pas tout à fait une machine. Un robot est une machine fabriquée pour limiter de son mieux l’être humain“. De ce constat, les robots compagnons qui nous entourent sont généralement dotés d’une intelligence artificielle. Cette intelligence artificielle faible prend différente forme à travers les robots tondeuses, aspirateurs ou robots de services.

Cette dimension d’intelligence artificielle questionne sur la responsabilité en cas de dégâts causé par le robot.

Depuis 1936, l’article 1384 du Code Civil énonce que “On est responsable de non seulement du dommage que l’on cause par son propre fait, mais aussi de celui qui est causé par le fait […] des choses que l’on a sous sa garde“. En ce sens, le droit des choses mis en avant dans le Code Civil explique que ce n’est pas forcement le propriétaire de l’objet qui est responsable des dégâts qui le cause mais celui qui en a la garde. À ce titre, le robot, comme il est défini dans le sens commun n’est qu’un objet pour lequel les dégâts qu’il cause sont soumis à la responsabilité de son utilisateur.

La problématique actuelle n’est pas tournée sur le robot en tant que tel, mais plus sur le fait que l’intelligence artificielle est matérialisée par ce dernier à cause de son corps physique.

Cette problématique sérieuse est une prise de conscience au niveau Européen. C’est dans une volonté d’éclairer ce sujet que le Parlement Européen a demandé cette année à la Commission Européenne de définir des normes et réglementations juridiques et éthiques propres à l’intelligence artificielle.

 

Force est de constater que ce sujet pose de nombreuses questions, et constitue à la fois une transformation de notre société mais aussi de nos habitude de consommation futures. Cet article est donc un point de départ pour de futurs billets de blog avec lesquels nous allons explorer les problématiques de la Vallée dérangeante, des robots sociaux mais aussi de l’intelligence artificielle.